Les pays au cœur de Bucarest. À ce jour Argentine et Brésil

Si jusqu`à maintenant nous nous sommes promenés par plusieurs capitales européennes, il est venu le temps d`explorer quelques pays au cœur de Bucarest. Nous allons commencer avec deux États d`Amérique Latine : Argentine et Brésil.

Les rues Argentine et Brésil s`ouvrent à une extrémité de la Rue Washington, comme les États dont le nom les porte. En les visitant, vous avez la possibilité de les voir par comparaison et de vous rendre compte depuis le début que les rues Argentine et Brésil sont très différentes l`une de l`autre.

La Rue Brésil, plus longue, avec une extrémité au Boulevard Iancu de Hunedoara, et l`autre sur la Rue Bruxelles, est plus longue et plus lumineuse, avec de maisons blanches – jaunes, dans les tons du sable de la plage Copacabana. La végétation, plus basse, est formée en spéciale de pins, épicéas petits et en grand nombre, beaucoup de figues.

Les figues et le jaune donne un air exotique et lumineux à la Rue Brésil.
Les figues et le jaune donne un air exotique et lumineux à la Rue Brésil.

Les maisons ont été bâties entre les deux guerres et elles sont hautes, bien que la plupart aient uniquement le rez-de-chaussée, un étage ou la mansarde. Impressionnant aux immeubles de cette zone  sont les beaux détails de balcons, mains courantes et entrées comportant de motifs roumains.

À l`extrémité de la Rue Bruxelles, au numéro 47, se trouve la maison où a vécu et crée la dernière partie de vie le poète et le publiciste Ion Vinea (1895 – 1965). Mansardée, peinte en jaune, spécifique à la rue, avec le haut sapin dans la cour, la maison a un air calme et légèrement conventionnel. Vous ne pouvez même pas penser qu`ici, autre fois, a été le refuge d`un esprit non conformiste, fondateur de style à l`époque des années `30 du dernier siècle. Ion Vinea s`est réjouit de prestige au mouvement avant-gardiste, il a mis les bases à uniquement 17 ans, avec Adrian Marin et Tristan Tzara, de la revue bimensuelle « Symbole », où il publiera les premières poésies. Durant dix ans, entre 1922 – 1932, il a été le directeur de la Revue « Contimporanul », par laquelle il a milité pour la liberté absolue de création, sans normes traditionnelles, sans principes littéraires, sans sentiments.

De Brésil en Argentine

En contraste, la Rue Argentine liant elle aussi, à l`autre extrémité le Boulevard Iancu de Hunedoara de la Rue Washington, est plus ombrageuse grâce aux hauts arbres dont le couronnement forme une voûte gotique filtrant la lumière et la chaleur, offrant une atmosphère fraîche pendant les jours torrides d`été et atténuant șa chute d`eau.

À l`extrémité de la Rue Washington, nous trouvons un nouvel immeuble avec une architecture moderne et nom spécial, renvoyant à Argentine. La conception et les décorations de l`immeuble permettent à créer de jeux de lumières spectaculaires.

Le buste de l`historien Victor Papacostea (1900- 1962)
Le buste de l`historien Victor Papacostea (1900- 1962)

Près de cet immeuble, dans ne zone faisant la liaison avec la Rue Paris, se trouve le buste et une plaque mémorielle consacrés à l`historien  Victor Papacostea (1900 – 1962). Peut-être c`est l`endroit avec la plus grande charge de ce coin de Bucarest, grâce au destin triste du professeur universitaire. L`endroit nous souvient d`une période de l`histoire de ce pays, une période quand l`intellectualité de Roumanie a été décimée par les communistes. Victor Papacostea a été l`une des victimes de cette époque. Historien, politicien d`élite du Parti National Libéral et fondateur et directeur de l`Institut d`Études et de Recherches Balkaniques, Papacostea a été arrêté en mai 1950. Il a été en prison à Sighet. Mis en liberté après cinq ans, l`historien a été de nouveau en prison en 1957. Après une année, il a été mis en liberté. Le stress auquel il a été soumis l`a définitivement marqué, et en 1962 il a décédé à cause d`une hémorragie cérébrale.

À travers deux rues à résonances latines, exotiques et éloignées, Brésil et Argentine créent au cœur de Bucarest de nos jours, de vrais ponts sur les continents et les époques, et les gens portant leur pas sur ces rues, en courant après un idéal ou uniquement trouvés au promenade, se reposent un moment et pensent une seconde à ceux d`avant eux ou aux pays d`outre mer, apaisant peut-être une nostalgie secrète de voyage ou de vacances.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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