L’univers de Zambaccian

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Nous vous invitons à nous promener ensemble dans l’univers de Zambaccian, le collectionneur d’art qui a tant aimé le beau qu’il nous a laissé un musée à valeur unique comme héritage.

Nous sommes en plein hiver, mais les températures extérieures ne sont pas trop basses, nous avons donc commencé à marcher de la station de métro Aviatorilor au musée Zambaccian. Nous en avons profité pour découvrir un autre coin de Bucarest où les touristes passionnés d’architecture au parfum de l’entre-deux-guerres ont l’occasion de voir de vrais bijoux. Nous sommes partis de la rue « Le Musée de Zambaccian ».

Le bâtiment a été spécialement construit pour abriter la collection Zambaccian.

La rangée de maisons, qui bordent les deux côtés de l’allée, forme un véritable musée à ciel ouvert. Soit nous choisissions de nous promener en hiver, au printemps, en été ou en automne dans ce quartier de Bucarest, nous pouvons profiter, chaque saison, de la beauté des villas construites dans différents styles architecturaux.

Notre objectif était le musée Zambaccian, donc par une douce journée d’hiver, juste après 10:00 heures, nous sommes passés le seuil de cet endroit où nous avons eu la chance de rencontrer certains des plus grands artistes.

L’intérieur spectaculaire du musée zambaccien.

Le bâtiment du musée a un superbe intérieur, dans lequel le bois précieux se mélange parfaitement avec le caractère unique des exposants, donnant naissance à un univers que seul Zambaccian pourrait créer. Au rez-de-chaussée, se remarquent  Ștefan Luchian, Camil Ressu ou Oscar Han. Les escaliers et le sol sont des hôtes parfaits pour d’autres artistes précieux, tels que Nicolae Tonitza, Theodor Pallady, Nicolae Grigorescu et Gheorghe Petrascu. Je n’ai donné que quelques noms, car dans ce musée sont exposées des œuvres impressionnantes signées par d’autres maîtres: Cézanne, Picasso, Matisse, Bonnard, Utrillo, Marquet. Ce sont des œuvres uniques en Roumanie.

Et parce que, chaque fois que nous avons visité un musée, nous avons présenté quelques-unes des expositions qui nous ont impressionnés, dans le cas de Zambaccian, nous ferons de même.

Vous avez la possibilité d’admirer des œuvres de Cézanne, Picasso, Matisse, Bonnard, Utrillo, Marquet.

Notre présentation, structurée à l’aide des experts du musée Zambaccian, ne prétend pas être une classification, mais c’est juste une exposition de certaines des œuvres que vous pouvez admirer.

Andreescu, un excellent peintre paysagiste

Nous commencerons la présentation par l’une des peintures d’Ion Andreescu, l’artiste roumain dont le destin a été brisé subitement, à 32 ans, à cause de la tuberculose.

Ion Andreescu, « Hiver ».

Au musée Zambaccien, vous avez la possibilité d’admirer l’œuvre « l’Hiver ». La peinture met très bien en valeur la personnalité de l’artiste. Andreescu est l’un des noms importants de la peinture roumaine de la fin du XIXe siècle. « Paysagiste par excellence, Andreescu arrive à Barbizon, où il peint en plein air avec des peintres français, mais aussi avec son compatriote Nicolae Grigorescu. Ce dernier immortalise la rencontre entre les deux par le portrait qu’il fait à son jeune collègue qui est allé travailler dans la forêt aux bords de Paris. Andreescu a excellé en tant que peintre paysagiste, se formant principalement en tant qu’artiste autodidacte. Parmi les paysages de la collection Zambaccian, celui avec le sujet hybride a une signification particulière. Acheté en 1927, le collectionneur raconte dans ses souvenirs qu’il a payé pour ce travail la somme de 100 000 lei, l’équivalent d’un appartement à l’époque », explique nos hôtes.

Darascu, le peintre qui sent l’attraction et le charme de la mer

« Le Cimetière Tatar de Balcic », une œuvre signée par Nicolae Darascu, est le deuxième exposé  que nous portons à votre attention.

Zambaccian aimait tous les artistes que nous voyons aujourd’hui exposés dans le musée qui porte son nom. À propos de Darascu, il a dit qu’il ressentait l’attraction et le charme de la mer, non seulement en tant qu’artiste, mais aussi en tant que navigateur.

Nicolae Darascu, « Cimetière tatar de Balcic ».

Le tableau que nous l’avons choisi représente l’histoire du petit paradis au bord de la mer, Balcic, l’un des grands chapitres de l’art de l’entre-deux-guerres.

Balcic, connu aussi sous le nom de « Côte d’Argent », á cause de la rive calcaire qui reflète fortement la lumière, est un endroit que de nombreux peintres ont aimé et présenté dans ses œuvres. Les artistes roumains ont été attirés par l’exotisme de ce lieu.

« Le petit coin de l’Orient, suggéré par le minaret à peine esquissé et par l’imposante présence orientale des personnages au premier plan, était un véritable aimant pour les artistes de l’entre-deux-guerres. Ils ont particulièrement apprécié la physionomie spécifique des Tartares, mais aussi les vêtements qui offraient une monumentalité particulière à ceux qui les portaient », souligne notre guide, se référant au tableau de Nicolae Darascu.

Œuvre de la période impressionniste du peintre Nicolae Grigorescu

Nicolae Grigorescu, « Paysanne couchée dans l’herbe »

Nicolae Grigorescu ne doit pas manquer de cette présentation. Le tableau « Paysanne couchée dans l’herbe » présente le personnage central dans un moment de rêverie dans l’herbe à peine suggéré par l’artiste à travers la couleur. « La touche expressive, courte, la couleur qui forme directement les volumes sans donner d’importance à la construction, place cette image dans la période de création impressionniste. Grigorescu capture le moment qui passe à travers une rapide esquisse du personnage qui se fonde dans le paysage à peine suggérer ».

Nicolae Grigorescu, « La Ferme á Barbizon ».

Un autre travail représentatif pour Grigorescu est la « Ferme á Barbizon », une peinture en huile sur toile collée au bois. En admirant le tableau, l’un des spécialistes du musée nous raconte qu’en 1862, lors des études parisiennes, Grigorescu participa au fameux « concours d’arbres ». Le thème de ce concours était une scène historique dans un paysage. « Afin de se documenter, le peintre étudie les arbres séculaires près de Paris, dans la forêt de Fontainebleau. A partir de ce moment, une décennie entière est consacrée à l’étude de la nature, et à partir de ce moment Barbizon se transforme, pour le jeune artiste roumain, d’un simple village en une véritable colonie de peintres. Dans la collection de Zambaccian, l’œuvre « la Ferme à Barbizon » évoque précisément l’atmosphère de ce village dans lequel Grigorescu connaît le plus profond changement du style de peintre abandonnant la peinture de facture académique apprise à Paris pour finalement arriver à l’approche de type impressionniste. Ce paysage est précisément le moment de passage dans la carrière de l’artiste. Le visiteur peut admirer aussi dans la collection de Zambaccian une autre œuvre de la même période, « Le Gardien de Chailly ».

« Lăutul », la création monumentale de Stefan Luchian

Stefan Luchian, « Lautul »

Le musée abrite également l’une des dernières œuvres monumentales de la création du peintre Ștefan Luchian. Il s’agit de “Lăutul”, une huile sur toile. Le tableau est arrivé dans la collection Zambaccian après la mort d’un autre grand amateur d’art: Alexandru Bogdan-Pitesti. « Bien que le sujet appartienne à la vie quotidienne, étant essentiellement une scène de genre, « Lăutul » était admiré pour son décorativisme par le peintre français Marquet, notant une relation de composition avec Gauguin. Le sujet est lié à la famille Cocea, ceux qui prennent soin de l’artiste dans la dernière période de la vie. Parmi les membres de la famille, Laura Cocea, nommée Lorica, est probablement le modèle préféré de l’artiste. Son portrait peut être admiré au Musée Zambaccien ainsi que « l’Escalier de  fleurs » ou « les Roses blanches », explique le muséographe.

La nature morte et le nu de la création de Pallady

Dans le cas du peintre Theodor Pallady, la nature morte est un thème omniprésent dans sa création, et dans « Le chapeau et le parapluie de l’artiste », une toile en huile collée au carton, on peut admirer ce sujet.

Theodor Pallady, „Le chapeau et le parapluie de l’artiste”

« La nature morte est représentée en tant que telle ou elle peut faire partie d’une scène intérieure, étant le seul sujet qui lui donne une totale liberté de choix. Ses contemporains ont déclaré que le placement d’une  nature statique pourrait prendre des jours, étant transposée sur toile en quelques séances, parfois même en quelques heures. Le placement des objets de nature morte a été une occasion de réflexion pour l’artiste, l’occasion d’observer attentivement les moindres détails de chaque objet choisi. Par la nature statique, nous pouvons reconstruire presque biographiquement l’environnement dans lequel l’artiste a créé et vécu. Les objets personnels deviennent le sujet de la méditation plastique, on reconnaît donc dans certaines natures mortes les gants ou le parapluie de l’artiste, mais aussi les lunettes, les livres ou les journaux français, les fleurs ou la pipe que l’artiste n’utilisait juste comme objet dans sa nature statique », précise l’un des experts qui  nous accompagne.

Un autre sujet commun dans la création du peintre de l’entre-deux-guerres est le nu, et dans la collection Zambaccian nous pouvons admirer « Deux nus près de la cheminée ». « Le nu apparaît à partir de la deuxième décennie, mais la prochaine décennie est probablement á l’apogée. Présence intime, le nu féminin offre une image moderne sur un thème aimé par des artistes, l’atelier. La composition à plusieurs nus nous entraîne  l’imagination au passé, évoquant une serrai, un espace d’érotisme pour l’artiste moderne qui regarde vers le passé de l’art. Le nu est toujours associé chez Pallady avec l’intimité de l’intérieur, intimité créée par les objets qui entourent le modèle assis en position dégagée, de rêverie », souligne les experts.

Camil Ressu, le peintre enseignant

Camil Ressu, « Portrait de Fille »

L’un des principaux artistes du XXe siècle, Camil Ressu s’est remarqué à l’époque non seulement comme peintre, mais aussi comme un bon pédagogue, étant l’un des professeurs de l’Académie des Arts de Bucarest et recteur jusqu’en 1941. « La préoccupation pour le  social apparaît dans sa création, immédiatement après son retour au pays après ses études à Munich, puis à Paris. Le portrait est un genre dans lequel Ressu a excellé comme on peut le voir dans la collection Zambaccian. Le portrait le plus remarquable est celui qui présente Luchian « immobilisé  de souffrance dans un fauteuil recouvert de velours rouge, avec le corps raidi par une maladie grave », comme le rappelle l’artiste. Dans la même collection, nous pouvons voir le portrait du père de Zambaccian, ainsi que le Portrait de la Petite Fille. Celle-ci, représentée de derrière, tourne la tête vers le spectateur dans une attitude spontanée et fraîche. Toute la composition est dominée par la robe bleue foncée avec des boulines blanches, mise en évidence par le contraste avec les murs simples mais lumineux de la pièce dans laquelle elle est représentée », montre nos hôtes

Brâncuși  de la collection Zambaccian

Constantin Brancusi, « Tête d’enfant », bronze.

L’une des versions en bronze de l’œuvre « Tête d’Enfant », réalisée par Constantin Brâncuși, fait  partie aussi de la collection Zambaccian, étant une œuvre plutôt petite, une œuvre adaptée à l’exposition à l’intérieur. Nos hôtes nous conseillent, afin de nous former une image d’ensemble sur le sujet, de comparer les œuvres mentionnées avec celles exposées à la Galerie d’Art Roumain Moderne. « La physionomie de l’enfant est un sujet qui a préoccupé Brâncuși surtout dans la première période de création, celle de la formation. Ces portraits réalisés soit en plâtre, soit en bronze patiné, parfois en plusieurs variantes, nous montrent le soin particulier que l’artiste accordait aux détails physionomiques ».

Le Portrait de K.H. Zambaccian

Gheorghe Petrascu, « Le portrait de K.H. Zambaccian »

Et nous ne pouvons pas conclure cette présentation sans évoquer celui qui nous a permis d’admirer tant de chefs-d’œuvre. Il s’agit de K.H. Zambaccian, le collectionneur d’art qui continue à écrire l’histoire grâce á sa passion pour tout ce qui est beau. « La passion pour la peinture est à la base d’une amitié d’un quart de siècle entre Gheorghe Petrascu et K. Zambaccian. Le portrait du collectionneur nous montre un homme au pouvoir, habillé à la mode de l’époque, en costume avec une cravate, et sur la tête avec un chapeau. Le portrait est signé et daté 1927. On note le style indubitable du peintre, la couleur placée sur la toile en couche épaisse, dominée par des tons sombres et le contraste entre foncé et clair qui met en valeur le portrait du collectionneur », explique les hôtes du musée Zambaccien.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
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