Adopté par Bucarest. Ada Gonzalez se sent à la maison en Bucarest aimant le ballet

Les étrangers arrivant à travailler en Roumanie nous offrent de vraies leçons sur notre pays. Parfois, nous oublions de nous réjouir de ce que nous avons et nous arrivons de nous lamenter pour des choses n’ayant pas trop de valeur dans notre existence. Ada Gonzalez, la petite ballerine de l’Opéra National de Bucarest, que vous pouvez la découvrir comme  Juliette, Giselle, Aurora…., est l’un des expatriés ayant le sentiment d’avoir trouvé leur place à Bucarest.

Quand elle a un peu de temps libre, elle préfère se promener dans les parcs de Bucarest.

Elle a créé un univers personnel où elle se sent parfait. Ce n’est pas le genre de « personne de ville », préférant la paix d’un parc au lieu du tumulte quotidien. Mais, elle dit que Bucarest, dans son immensité, lui a offert le plus important cadeau : le ballet.

Elle vit en Roumanie depuis qu’elle avait 18 ans. Au début, elle a habité à Sibiu, là où elle a dansé trois ans dans le cadre du Théâtre de Ballet. Depuis l’année 2016, elle a déménagé à Bucarest, et à ce jour, elle est l’une des ballerines de l’Opéra National de Bucarest.

« Je suis née à Barcelone et j’ai suivi depuis que j’étais très petite de leçons de ballet et de différents types de danse. À partir de quatre ans, j’ai commencé à danser. À 12 ans, j’ai eu la chance de connaître Roser Muñoz, une ancienne première – ballerine, rentrée chez elle. Après avoir quitté Russie et conclu sa carrière, Roser Muñoz et Jean Boix, son partenaire et un ami, ont ouvert leur école de danse. Il s’agit du Centre de Dansa de Catalunya. Six ans, ils ont été mes maîtres. Quand j’ai terminé mes études, j’ai reçu une offre du Théâtre de Ballet de Sibiu. Ainsi, j’ai quitté mon pays et je suis venue en Roumanie. J’ai dansé avec la troupe de Sibiu trois ans, une expérience merveilleuse. Étant une petite compagnie, j’ai eu d’opportunités de danser et de prendre courage sur scène. Mon parcours a souffert de modifications importantes spécialement après qu’Ovidiu Matei Iancu est devenu mon partenaire principal. Ainsi, j’ai eu l’occasion d’apprendre beaucoup de choses d’un danseur avec tant d’expérience. En 2016, je suis devenue collaboratrice à l’Opéra National de Bucarest et je me considère chanceuse pour les chances données et parce que je travaille avec de grands artistes desquels j’ai des choses à apprendre tout le temps. Le ballet est ma vie, dans toute circonstance, je choisirais d’être ballerine. C’est une magie spéciale sur la scène et je ne l’ai changerais pour rien au monde », raconte Ada Gonzalez.

Pour Ada, tout ce qu’il se passe sur la scène c’est une merveille.

Sur la scène de Bucarest, elle a fait son début dans le rôle « Couple principal » en « Thèmes et Variations » de G. Balanchine. « Il s’agit d’un ballet extrêmement difficile et je n’ai jamais cru d’être capable de le danser. J’ai beaucoup lutté et à ce jour je ne suis toujours pas satisfaite du résultat obtenu, mais de tout nous pouvons apprendre et je me sens une ballerine plus forte après une telle expérience.  J’ai été soliste depuis le début dans la compagnie et j’ai eu de petits rôles que j’aimais beaucoup. Amoras de « Don Quijote » est l’un de mes rôles favoris, mais le premier rôle principal que j’ai dansé et que je n’oublierai jamais est Juliette en « Romeo et Juliette » de Renato Zanella. C’est un rôle plein de couleurs et chaque fois quand je le danse, je trouve quelque chose de nouveau à sentir, quelque chose de nouveau à ajouter », dévoile la ballerine. 

Roumanie m’a offert l’opportunité de danser

Je l’ai demandé pourquoi a choisi de quitter son lieu d’origine, et la réponse offerte a mis en antithèse Roumanie et Espagne, favorisant nettement notre pays.

Bucarest l’a adopté et lui a offert la chance de se réjouir de danse.

« En Espagne, le ballet n’est pas soutenu par l’État, il ya très peu de compagnies ayant une activité assez réduite. Il n’est pas promu et il n’ya pas le public aimant le ballet. Les gens préfèrent regarder au football. Pour les ballerines c’est une lutte continue et j’ai su que, si je veux vivre de la danse, je dois aller là où le ballet est apprécié. Roumanie m’a offert cette opportunité. Dans cette profession, il est très difficile de trouver un emploi. Il ya beaucoup de danseurs et très peu lieux de travail en compagnies. Le processus d’audition est très difficile, très décevant, mais j’ai eu la chance de trouver à 18 ans ma place à Sibiu. Ultérieurement, quand j’étais prête à aller dans un endroit plus grand, et moi et mon ami étions intéressés par Bucarest, j’ai eu la chance que l’Opéra National de Bucarest veuille travailler avec moi. Je suis très fière de mon courage de partir d’une compagnie dans laquelle je me sentais commode et je suis heureuse de la direction prise par ma carrière après avoir devenu ballerine à Bucarest. À ce jour, vous pouvez me voir en Juliette, Giselle, Aurora…., mais il dépend du programme fait par les directeurs. Maintenant, dans un avenir proche, je vais danser l’Oiseau Bleue en « La beauté de la forêt endormie », Pas de Trois, Fiancée et Petits Cygnes en « Lac des Cygne » et Clara en « Casse – Noisette », souligne Ada.  

L’impact de la vie dans une ville assez grande

Quand elle est venue pour la première fois en Bucarest, elle s’est sentie perdue dans l’immensité de la ville. Avec le temps, elle a découvert Bucarest et elle s’est rendue compte des nombreux endroits l’enchantant.

Ada Gonzalez aime Bucarest vert.

« J’aime car il est plein de parcs, beaucoup de végétation dans la ville et il est merveilleux de te promener quand il fait beau. Mais, parfois, son immensité me submerge. Je reconnais d’aimer vivre dans une ville où tout est à l’endroit. Je n’aime pas les distances longues. Je n’aime pas l’asphalte. Je suis de petite taille et je préfère porter de tallons, mais je dois être très attentive sur la rue pour ne pas léser mes chevilles. À cause du programme chargé, je n’arrive pas me réjouir de cette ville comme je le veux. Je dois vous témoigner de ne pas être le genre de personne aimant la vie agitée de ville. C’est pourquoi, je préfère les endroits plus paisibles, où je peux me relaxer. J’ai de connaissances hors de l’Opéra, mais il est difficile d’entretenir de relations quand le programme est assez chargé, tel que notre programme. Quand nous terminons les répétitions, nous sommes trop fatigués et pas tout le monde comprend », dit aussi Ada Gonzalez.

De ces motifs, elle a créé un univers pour elle où elle se sent très bien. Quand elle est à la maison, elle aime regarder les films. Même si elle n’est pas une bonne cuisinière, elle aime préparer de plats pour ceux proches.

Les Bucarestois doivent apprendre aimer la ville.

« J’aime aller au cinéma. Je crois réussir une fois par semaine d’aller avec mon ami au cinéma. Mais j’ai beaucoup de passions. Récemment, j’ai appris confectionner de couronnes de ballet. Je tiens aussi un journal où j’écris et dessine chaque jour. Je ne peux pas dire de m’ennuyer. Et bien sûr je me réjouis du temps passé avec mes amies ballerines. Jamais le temps passé ensemble à l’Opéra n’est suffisant. Je vous témoigne d’avoir une petite obsession liée d’ordre, et dans les périodes quand je suis stressée, vous me trouvez parmi les choses de l’armoire. Je mets tous les vêtements par terre, sur le lit, et je les mets à leur place sur couleurs. Parfois je commence à mettre en ordre même les affaires de mes collègues de cabine », dit en souriant Ada.

Les bucarestois se plaignant tout le temps de leur ville, elle dit de les comprendre, mais elle attire l’attention que la ville peut être propre également par leurs soins. « Il ne va pas de blâmer les autres, sans faire des efforts pour changer quelque chose. Souvent, mon ami ramasse du sol et jette à la poubelle. Si nous faisons tous pareil, comment Bucarest montrait-il ? Un problème vu par moi à Bucarest est le fait que les gens d’utilisent pas les poubelles. Il est également entre nos mains de prendre soin de cette ville », pointe la ballerine de l’Opéra National de Bucarest.

Ada Gonzalez encourage les étrangers à découvrir Bucarest.

Aux touristes étrangers venant à Bucarest, elle leur dit de manger sarmale (chou farci) et papanași (beignets). De même, elle leur dit d’aller voir le Palais du Parlement vu comme un colosse impressionnant, qui l’enchante par son immensité. « Et je les emmenais faire une promenade dans le Vieux Centre, avec un arrêt dans une célèbre librairie de Bucarest », souligne Ada.

La ballerine née en Espagne est enchantée du fait que le public de Roumanie et de Bucarest, en spéciale, apprécie l’art. Pour elle, cet aspect est le plus important.

« Mon message pour les bucarestois est de venir plus souvent à l’Opéra. C’est leur chance d’oublier ce qu’il se passe au monde réel durant deux – trois heures et notre chance de rendre les gens plus heureux. Mon message est de rire avec nous, de nous aimer, de lutter avec nous, de mourir avec nous, de sentir avec nous. Pour rendre le bonheur aux gens, nous faisons ce qu’on fait. Nous travaillons si dur et quand un spectateur de la salle nous dit d’avoir senti l’émotion, cela suffit aux artistes de nous sentir épanouis », pointe Ada Gonzalez.

L’histoire de la petite ballerine venue d’Espagne pour s’offrir au public de Roumanie nous montre le visage de Bucarest où l’art est chez lui où l’art est apprécié, où les bucarestois savent se réjouir des opportunités reçues de leur ville.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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