Les aventures d’un professeur français à Bucarest

Laurent Gaillard est un professeur de français, né au cœur de Paris. Au cours de ses 43 années de vie, il a voyagé dans de nombreux endroits à travers le monde, où il a enseigné la langue de Voltaire aux étudiants. En Roumanie, il est arrivé après plusieurs années passées en Chine.  Quand il est venu à Bucarest pour la première fois, le choc a été fort. Le passage de la rigueur chinoise à la relaxation typique de l’espace mioritique lui faisait un peu peur.

Au fil du temps, il s’est adapté à la vie quotidienne de la Capitale de la Roumanie, et aujourd’hui, il dit qu’il aime Bucarest. De plus, il avoue qu’il adore le Marché  Obor  et le Club de Sport Dinamo. Il aime se promener dans le parc Herastrau ou à travers la forêt près du jardin zoologique de Baneasa. Quand il fait chaud dehors, il va se détendre dans le Parc Naturel de Văcărești.

Même s’il ne parle pas la langue  roumaine, il n’hésite  pas de prendre contact avec des gens. Il me dit, en plaisantant, qu’on  peut entendre  avec n’importe qui « en gesticulant  avec les mains ». À Bucarest, il y a beaucoup de gens qui connaissent l’anglais, donc s’il ne peut pas communiquer dans la langue de Voltaire, il peut facilement parler dans la langue de Shakespeare.

Laurent Gaillard s’est parfaitement adapté à la « vie de quartier » de Bucarest.

De plus, il me dit qu’il va fréquemment dans la région Obor, où il négocie avec les gens l’achat de certains objets anciens. Il fait référence à la foire des antiquités, que nous, les Roumains, considérons comme une « tache » sociale, ignorant le fait qu’il fait partie du charme de Bucarest d’autrefois.

Actuellement, Laurent vit au nord de la capitale et enseigne à l’Université Technique de Constructions de Bucarest, où il tient des cours à six groupes d’étudiants. Parallèlement, il participe à d’autres activités au sein de l’établissement d’enseignement.

Il parle avec passion de sa profession, expliquant en détail les cours qu’il enseigne à ses étudiants. « J’enseigne le français comme langue étrangère depuis plus de dix ans. J’ai travaillé dans des universités en particulier, principalement en Chine. J’enseigne  aux étudiants inscrits aux différentes classes : langues étrangères, économie, ingénierie ou à ceux qui font partie de certains programmes universitaires. J’ai également travaillé en tant que professeur suppléant, à Shanghai, au sein de l’Organisation Alliance Française », explique le professeur.

La décision de venir à Bucarest n’avait rien à faire avec la ville ou le pays dans lequel il allait travailler. « Après dix ans en Chine, je voulais continuer ma carrière dans un autre environnement, faire évoluer mon travail et utiliser mes compétences professionnelles dans un autre pays. Je n’ai pas décidé de venir à Bucarest pour la ville, mais pour le projet proposé, que j’ai trouvé intéressant et offrant », raconte Laurent.

À première vue, il  n’a pas aimé Bucarest

Le premier contact avec Bucarest n’a pas été heureux, étant déçu par l’image du quartier dans lequel il est venu vivre et qui ne ressemblait pas du tout aux magnifiques photos qu’il avait vues avant de se lancer dans cette aventure. En découvrant la ville, il en est venu à l’adorer, et aujourd’hui il dit « c’est une ville très belle, très agréable, avec une architecture variée et parfois avec de beaux bâtiments et maisons. Et très important, il y a des gens très chaleureux ici. Bien sûr, c’est une ville très riche du point de vue culturelle ».

Il ne peut pas dire qu’il a relié ses amitiés avec les  Roumains, mais les relations qu’il a créées sont cordiales, lui prouvant que Bucarest est une ville avec des gens très sympathiques. Il le voit quand il va au marché, quand il entre dans une pâtisserie, ou quand il achète de vieux objets à des gens qu’il me dit que je suis « cool ».

Il admet qu’il lui a fallu un certain temps pour s’adapter au rythme de vie à Bucarest. La même chose s’est produite avec les cours, où il a constaté que les étudiants en Roumanie « ne sont pas exactement comme les étudiants chinois, mais ils ne sont même pas si différents ».

Le professeur de français aime passer beaucoup de temps en plein air.

Quand il n’enseigne pas à ses étudiants, Laurent Gaillard va aux musées de Bucarest, qu’il découvre un par un. Il fait aussi beaucoup de sports. Ayant l’avantage de vivre près d’un club de sport, il profite et va fréquemment courir autour du terrain de football ou nager dans la piscine. Quand  le temps lui permet, il prend son vélo et fait de longues visites à travers la ville, profitant de ces moments pour découvrir les beautés de Bucarest. Sinon, il a une vie ordinaire. Il me dit qu’il aime beaucoup rester à la maison, où il lit, il  regarde aux films, il écoute de la musique ou se détend avec différents jeux vidéo.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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