Les Capitales du milieu du Petit Paris (XII) – Rue Athènes

Les fêtes sont finies, les derniers confetti et arrangements scéniques des marchés sont recueillis, on a encore les installations lumineuses des grands boulevards et les sapins encore décorés pour nous souvenir de la manière où l’on a accueilli la nouvelle décennie.

Les traces de la période de fête n’ont pas été effacées.

Donc, en plein mois de janvier, la promenade sur le Boulevard Aviatorilor peut prendre une tournure tout à fait surprenante. En virant sur l’Allée Alexandru, en laissant ainsi d’un côté le Ministère des Affaires Étrangères, on se dirige vers l’ Athènes…la Rue Athènes.

Un mix de styles

Ceux qui n’ont pas accueilli le Nouvel An en regardant les jeux d’artifices d’Acropole, et pas seulement eux, peuvent admirer le mix de styles architectoniques: méditerranéen, néo-roumain ou néo-classique sur la rue qui porte le nom de la capitale hellène.

Presqu’à tout pas on découvre des immeubles qui sont des monuments historiques: aux numéros 2, 2Bis, 3, 4, 6, 8, 12, 16, 18, 22, 24, 26. Chaque maison a son propre style unique. Et le cours qui abritent des villas bien coquettes abondent de végétation de petite taille, chacune étant gardée par de basses clôtures qui permettent à la lumière de se réfléchir sur les façades en couleurs claires, en générant ainsi une atmosphère en quelque sorte semblable à celle des rues de la ville dont elle porte la dénomination.

Toutes ces maisons nous disent des histoires abritées entre leurs murailles, en nous insufflant toujours à leur admirer la beauté.

Les maisons des numéros 4 et 6 sont connues sous la dénomination des „Villas des frères Ionescu”.

Dans notre route, on va s’arrêter d’abord aux numéros 4 et 6, où il se trouve les immeubles connus comme étant les „Villas des frères Ionescu”. Ces maisons ont été bâties selon les plans de l’architecte Cristofi Cerchez, à la demande des deux frères Ionescu.

La forte personnalité des propriétaires a fait donner naissance aux constructions d’un style semblable et, pourtant, différent. La villa du numéro 4 souvient du doux style moldave, tandis que l’immeuble du numéro 6 porte l’empreinte du style montagnard.

C’est vrai qu’au fil du temps, ces immeubles ont subi des modifications notables, en conservant, en tout cas, plusieurs de ses éléments originaux. Par exemple, l’ „arc elliptique” qui encadre la porte d’accès ou les fenêtres, élément d’inspiration folklorique, on peut l’admirer encore aujourd’hui.

Le mélange de styles architectoniques de la Rue Athènes.

Cristofi Cerchez c’est l’un des architectes représentatifs pour le style néo-roumain, mais il a flirté, dans ses créations, avec d’autres styles aussi: éclectique français ou moderniste cubiste. Bien que plusieurs des immeubles réalisés par lui, dispersés tout au long du pays, ne conservent encore leur grandeur initiale, les œuvres réalisées par Cristofi Cerchez constituent en effet de vrais leçons pour les jeunes qui embrassent une telle profession. Par son héritage, Cristofi Cerchez reste un classique de l’architecture Roumaine, à influence majeure sur le travail des professionnels qui admirent sa création.

On voit les empreintes des créateurs

L’immeuble porte la signature de l’architecte Ion Boceanu.

On continue notre promenade sur la Rue Athènes, en y découvrant d’autres immeubles tout à fait impressionnants. Les années anii 1933, 1936 et 1938 on y a élevé les villas des numéros 7A,7 (Villa E. et F. Moldoveanu), respectivement du numéro 8. Les plans des trois immeubles sont signés par l’architecte Ion Boceanu. Il est bien intéressant que, sur une seule rue, on découvre trois maisons réalisées par le même architecte. C’est ainsi qu’on a l’occasion de découvrir son style, aussi que les influences des propriétaires des maisons en question sur les bâtiments.

Si les villas de 7A à 7 sont réalisées selon un style moderne/cubiste, la maison de la Rue Athènes numéro 8 (au coin de la Rue Prague), monument historique, est construite dans le style méditerranéen. On constate ainsi que l’architecte Ion Boceanu a été bien ouvert vers la diversité.

Un peu plus loin, au numéro 22, on a l’occasion de voir un autre immeuble qui est effet un véritable exemple de style méditerranéen. On parle dans ce cas-là d’une maison qui porte la signature de l’architecte Gheorghe Simotta. L’immeuble a une histoire bien pesante, l’année 1944 il étant bombardé. Il a été ultérieurement réhabilité et ceux qui ont contribué à la reconstruction ont fait conserver le style initial. Aujourd’hui, la maison s’élève orgueilleuse, en contribuant, tout comme les autres immeubles sœurs, à faire conférer une note exotique à la rue.

Les villas réalisées selon les plans de l’architecte Gheorghe Simotta intègrent la note exotique de la rue.

On pourrait dire sur la Rue Athènes d’être un véritable este un véritable musée en plein air, où l’on a exposé des œuvres de plusieurs architectes roumains. Par exemple, Gheorghe Simotta, connu en tant qu’auteur du Palais Patriarchal de Bucarest, a mis son empreinte même sur les maisons se trouvant aux numéros 18 et 20. Bien qu’il se déclare l’adepte du style néo-roumaine – style utilisé au Palais Patriarchal, les villas réalisées par l’architecte roumain sur la Rue Athènes, celle du numéro 18 de l’année 1827 et celle du numéro 20 de l’année 1933, reflètent l’„essence solaire” de son travail. Marca Simotta se voit bien dans tous ces immeubles. Donc, au-dessus du dernier niveau à fenêtres horizontales, il est mis évidence la corniche fortement saillant dans la console. Il résulte des combinaisons réalisées par l’architecte un mélange hybride de fenêtres horizontales modernistes et fenêtres poly-ouvertes. On voit encore les embrasures du muraillement, qui divisent le bandeau de la fenêtre, sont doublés par des colonnettes à chapiteaux ornementaux ou bien, stylisés.

Tous ces détails confèrent aux maisons une note discrètement méditerranéen, dans la même tonalité que celle de la rue et dans le style de plusieurs de ses créations d’une période bien prolifique pour l’ architecture roumaine: la période entre les guerres.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

Mai multe articole

Știrile zilei