Pays au cœur de Bucarest. Aujourd’hui Venezuela

Nous avons déjà voyagé à travers l’Argentine et le Brésil, il est donc le temps d’explorer Venezuela. Nous n’avons pas besoin de visa ou de ticket d’avion ! Il suffit d’entrer dans l’un des plus paisibles quartiers de Bucarest, où les rues portent le nom de capitales ou de pays. Nous pouvons dire que la carte du monde « s’est cachée » dans cette zone de la ville et nous permet de voir tour à tour les plus exotiques endroits.

Ne vous attendez pas à ce que, du Venezuela du cœur de Bucarest, vous entrez à l’éden de la terre découvert par Christophe Colomb. Ne vous attendez pas d’être enveloppé par l’odeur d’orchidée spécifique au pays du nord de l’Amérique de Sud.

Sur la Rue Venezuela, d’autres sont les surprises s’ouvrant devant le voyageur désireux à explorer les quartiers d’histoire de Bucarest.

Pareil à la Rue Tirana, la Rue Venezuela traverse radialement les fers à cheval formés par la Rue Modrogan et l’Allée Alexandru, des fers à cheval s’ouvrant vers le Boulevard Aviatorilor.

Parsemée de villas conservant l’éclectisme dominant dans ce quartier, la Rue Venezuela limite la cour du Ministère des Affaires Étrangères.

Surprenant pour certains, pas du tout surprenant pour ceux habitués avec les influences orientales de Bucarest, la rue portant le nom d’origine latino-américaine finit dans le petit et l’élégant Parc „Khalil Gibran”.

Derrière les arbres, se cachent des maisons spectaculaires.

Un disc formé à la confluence des rues : Venezuela, Rabat, Atena et Ankara, le parc représente un espace de socialisation, une pause pour le voyageur perdu dans le labyrinthe du quartier avec de rues portant de noms de pays et de capitales. Il ne peut pas être autrement dans un espace nous rappelant de Khalil Gibran (1883-1931), poète, philosophe et peintre libanais, l’un des plus connus militants pour l’émancipation des États Arabes de dessous de la domination ottomane.

Mais, jusqu’au parc, la rue commence, pratiquement, de la porte du Ministère des Affaires Étrangères.

Au numéro 6, nous sommes accueillis par un immeuble massif, en style classique, encadré dans la catégorie des monuments historiques. La maison abrite maintenant une maternelle, et les vois des enfants y passant le temps remplissent l’entière zone de leur joie.

Un peu en bas, nous remarquons la villa de numéro 10. Un immeuble toujours monument historique, bâti en style néo-roumain, ayant le porche, les arcades trilobées et les insertions en bois. Les fenêtres sont garnies de motifs populaires roumains.

Les deux villas ci-dessus décrites font partie du spécifique des constructions du début de XXe siècle.

Parc „Khalil Gibran”

Le parc « Khalil Gibran » s’intègre parfaitement dans ce coin de ville.

Le couronnement riche des arbres, revêtu dans les couleurs d’automne, forme une voûte de cathédrale gotique, et derrière sont cachées les villas modernes, bâties en style cubiste.

Marchant au fil de la ligne décrite par les arbres gardant la rue Venezuela, une ouverture presque brutale offre une image vers un espace de quatre rues. Ces rues ne forment pas un croisement classique, en croix, mais une sorte d’angle à l’intérieur duquel le parc circulaire « Khalil Gibran » est inscrit.

Vert, coquet, avec mobilier spécifique, le parc permet aux enfants et aux adultes de s’arrêter au jeu ou au repos dans leur route vers ou de la maison.

Lorsque vous vous arrêtez dans cet endroit, il est impossible de ne pas vous demander qui est Khalil Gibran et pourquoi il a un espace dédié dans la Capitale Roumaine. Et ainsi, vous trouvez que Bucarest n’est pas le seul ayant un endroit portant son nom.

Si vous allez d’Australie en Brésil, d’Arménie en Mexique, de Montréal en New York ou Washington et vous arrivez en Beyrouth de Liban natal ou Tripoli, vous trouverez une statue, une rue, une aile de musée, un pavillon ou une section d’une université dédiée à l’homme de culture Khalil Gibran.

Il s’agit d’une des grandes personnalités de Liban et sa mémoire est conservée au monde entier.

Le parc est une aire de jeux pour les enfants et de relaxation pour les adultes.

Khalil Gibran est né à Bsharri, en 1883, dans une famille chrétienne. À l’âge de 11 ans, il a émigré avec ses parents aux Etats-Unis. Il n’a jamais oublié ses lieux natals et il a milité, dans son entière activité, pour accomplir l’idéal d’émancipation des États Arabes de dessous de la domination ottomane.

Ceux désireux de découvrir Khalil Gibran doivent savoir qu’une partie de ses créations littéraires ont été traduites dans la langue roumaine aussi. Nombreux Roumains se retrouvent dans des œuvres comme « Poèmes. Prophète. Le jardin du prophète », « Jésus, le Fils de l’Homme », « Les Ailes brisées » ou « Le cadeau de l’amour ».

Le parc de Bucarest porte son nom depuis l’année 2006 et il a été nommé à la proposition de l’Ambassade de la République Liban à Bucarest, qui a désiré pour que la Capitale de la Roumaine ait un espace dédié à la mémoire de la personnalité géante de Khalil Gibran.

Le parc incorpore une image cosmopolite et exotique pour ce coin de ville, où, par la résonance des noms d’artères et de l’espace de loisirs, ils se rencontrent : les Balkans (Rue Athéna), le Proche Orient (Rue Ankara et le libanais Khalil Gibran) et Maghreb (Rue Rabat) avec la lointaine Amérique latine (Rue Venezuela).

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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