Jung JongSoo est venu en Roumanie pour y découvrir les secrets de la flûte de pan, instrument dont il est tombé amoureux dès son enfance. Grâce à ses qualités tout à fait spéciales, il a bien impressionné le maître Gheorghe Zamfir, et celui-ci a accepté d’être son professeur. Le temps passé dans notre pays l’a déterminé à aimer les traditions Roumaines, être passionné de nos vieilles chansons et des danses populaires. Il m’a profondément impressionné lorsqu’il m’a avoué qu’il va beaucoup travailler pour les asiatiques découvrent la musique traditionnelle Roumaine. C’était la plus belle déclaration d’amour qu’un étranger pouvait faire à la Roumanie.
Le jeune âgé de 26 ans, provenant de Seul – Corée du Sud, fréquente les études de l’Université Nationale de Musique de Bucarest et il a été d’accord de nous raconter son histoire et de nous montrer comment sont accueillis les étrangers dans la ville la plus importante de la Roumanie.
Le dialogue entretenu avec cet artiste spécial a constitué en effet une nouvelle leçon liée à la Roumanie, à Bucarest et aux merveilles offertes aux Roumains dès leur naissance.
C’est une leçon pour tous ceux qui ont l’habitude de présenter uniquement les choses négatives sur la Roumanie, c’est une leçon pour tous ceux qui ne s’arrêtent pas dans leur critique envers leur pays, en le montrant du doigt, en n’importe quelle circonstance.
La chaleur de son voix, ressentie lorsqu’il me parlait sur toutes ses expériences, sur le fait qu’il était bien reconnaissance pour tout ce qu’il est arrivé, la fierté qu’il en éprouvait, le bonheur d’étudier à côté d’une grande personnalité de notre pays, voilà uniquement une partie des motifs qui m’ont déterminé d’être heureuse pour avoir le privilège d’écrire sur un tel homme.
„Mon prénom Roumain c’est Ioan”
Dès le début, il m’a dit que son prénom Roumain était Ioan et qu’il était issu d’une famille modeste, mais qui aimait beaucoup le beau. Ceux qui ont ouvert le chemin vers la musique sont ses parents, parce qu’ils l’ont élevé dans une ambiance où les „chansons magnétocassettes” constituaient bien une constante.

Ioan de Corée du Sud est un artiste spécial, pour lequel la musique représente la raison de vivre. La flûte de Pan est, à ses yeux, l’instrument des anges, à l’aide de laquelle il veut rendre heureux les gens.
„Il m’est arrivé d’aimer la musique depuis tout petit, donc, j’ai commencé à chanter dans la Chorale de l’Église. À côté de la musique, j’aime beaucoup aller au milieu de la nature, me relaxer, méditer, observer les gens, admirer l’architecture des édifices et la vie de la ville. J’aime rencontrer des gens et découvrir des choses nouvelles. J’aime voyager, visiter, sentir les couleurs d’autres pays, maintenant je sens bien les couleurs chauds de la Roumaine. Avant de venir pour Bucarest, j’ai étudié la musique à l’Université Sejong de Seul, Corée du Sud, moi étant le premier étudiant de Corée qui a promu la spécialisation flûte de Pan. La musique me fait sentir de vraiment vivre. La musique transmet des forts sentiments aux gens, l’émotion, l’amour, et j’ai voulu être la personne par le biais de laquelle la musique parle. J’ai senti pour la première fois la flûte de Pan un jour de dimanche, à l’église, dès que j’étais gamin. J’ai tombé amoureux de ce son dès la première note de musique, en pensant toujours qu’il sonnait tout comme la musique des anges. Et, comme toujours, ardant d’essayer de nouvelles choses, j’e me suis mis à étudier la flûte de Pan à l’âge de 12 ans. Au présent, l’intérêt pour la flûte de Pan en Corée est en hausse, mais ils y sont peu de spécialistes. C’est pourquoi, je suis venu en Roumanie, pour approfondir mes études à la flûte de Pan ”, montre le jeune.
Le choix de Bucarest n’a pas été fait par hasard. Ioan s’est décidé de venir dans la Capitale de la Roumanie vu qu’ici il y a plusieurs artistes de qualité, plusieurs interprètes de Flûte de Pan. De plus, c’est une ville où l’on organise nombreux festivals de musique et nombreux concerts. „Je suis venu pour la première fois à Bucarest le mois de janvier de l’année 2017. J’ai eu l’occasion de rencontrer et d’écouter de très bons interprètes de flûte de Pan, c’est pourquoi je me suis décidé d’y rentrer pour fréquenter les études, pour mon futur en tant que musicien et pour ma musique. Le mois d’octobre de l’année 2018 j’ai accompli mon rêve, en venant en Roumanie. Au présent, je suis étudiant au master, spécialisation Flûte de Pan, à l’Université Nationale de Musique de Bucarest, et j‘ai l’honneur d’être l’étudiant de maître Gheorghe Zamfir”, souligne le jeune.
Une ville merveilleuse, où un musicien peut accomplir son rêve

Dès le premier moment où il est venu dans sa ville d’adoption, il s’y est senti à son aise. Il n’a jamais eu le sentiment d’être étranger. Et tout cela est dû aux gens accueillants, toujours prêts à l’aider.
Il avoue que les Roumains l’ont fait sentir d’y avoir les mêmes opportunités qu’eux, et cela l’a beaucoup aidé à s’y adapter. „Le Bucarest est une ville merveilleuse, où le musicien peut accomplir son rêve. On y voit de nombreux jeunes artistes, aussi que de nombreux habitants de la ville qui écoutent leur musique et qui vont à leurs concerts. En tant qu’artiste, les Roumains m’ont tout de suite accepté. Je suis heureux de réussir, grâce à la musique, de m’intégrer dans cette ville. Les gens de la ville sont bien ouverts lorsqu’il s’agit de la musique et de l’art, et les artistes le sentent bien ”, déclare le musicien.

En plus, Ioan a eu l’opportunité de s’impliquer aussi en plusieurs événements cultures organisés dans notre pays.
Par exemple, il a été invité à chanter à divers événements de l’Ambassade de Corée du Sud.
Il a soutenu même un récital pour la Fête des Mères et, le mois d’avril, il est invité à un concerte de groupes qui jouent aux instruments traditionnels coréens. A cette occasion-là, il va interpréter des chansons traditionnelles de son pays d’origine, aussi que de la Roumanie. „Le plus important événement auquel j’ai pris part a été un récital de Flûte de Pan, où j’ai eu l’honneur d’interpréter avec le maître Gheorghe Zamfir. L’événement a eu lieu le mois de juin de l’année 2019, dans le cadre du Festival International de Folklore, Musique et Traditions de Bucarest. Au présent, je prépare un master class de flûte de Pan en Roumanie, master class qui aura lieu le mois de janvier de l’année 2021 et qui est dédié aux étudiants coréens. Pour l’instant, j’ai des projets uniquement en Bucarest, j’espère, en tout cas, d’en avoir aussi en d’autres grandes villes du monde. Je vais essayer et je vais travailler beaucoup pour que les asiatiques découvrent la musique traditionnelle Roumaine”, déclare l’artiste.
Le Bucarest est une ville qui aime l’art

Ioan caractérise le Bucarest comme étant une ville qui aime l’art. „J’ai été bien étonné qu’aux spectacles soutenus à l’occasion du Festival International George Enescu ou bien, à d’autres événements organisés à l’Athénée Roumain, à l’Opéra Nationale de Bucarest ou bien, à la Sale Radio, on trouvait très rarement des chaises libres. Tout comme en tout autre domaine, on peut toujours en faire de plus”, souligne l’étudiant de Corée du Sud.
Le jeune aime beaucoup les traditions roumaines, il préférant de loin la cuisine, les chansons et nos danses populaires. Chaque fois qu’il a l’occasion, il découvre de nouvelles opportunités qui puissent lui rendre plus facile l’accès à tout ce qui est Roumain.
Son lieu préféré c’est m’Athénée Roumain, sur lequel il affirme de conserver beaucoup de traces de l’histoire et de la musique Roumaine. D’ailleurs, il a été bien impressionné par cet édifice, par son histoire et par le fait que les gens ont donné de l’argent pour qu’il soit construit. „Cela m’a montré l’amour des Roumains vers l’art. Parce-que j’aime beaucoup la nourriture, la musique et les danses traditionnelles Roumaines, un autre lieu que j’aime beaucoup c’est un restaurant fameux de Bucarest. J’aime beaucoup l’architecture et le style de l’endroit et chaque fois que je veux écouter de la musique roumaine, de manger mon plat roumain préféré, à savoir ciorba de burtă, j’y vais. J’aime beaucoup me promener le soir sur Piața Unirii et je m‘arrête pour voir le spectacle des Fontaines. Lorsqu’il commence le spectacle, il s’arrive quelque chose de magique: l’eau, la musique et les couleurs créent une parfaite harmonie. L’eau semble former des dauphines qui dansent sur le rythme de la musique. Le son de l’eau me réconforte, et j’espère d’écrire, l’avenir, une pièce pour la flûte de Pan inspiré du son des fontaines. Le Cișmigiu est mon parc préféré de Bucarest. Il se trouvant près du Conservateur, chaque fois que j’ai besoin de la détente et de me relaxer, après les cours, je vais en Cișmigiu, je m’assois sur une banque, je ferme les yeux et je respire profondément, en écoutant le chant des oiseaux et le bruit du vent J’ouvre ensuite les yeux et je regarde le ciel, les gens qui lisent des livres. J’ai pu constater que la littérature est encore vive dans la Roumanie. J’aime beaucoup la nature, et l’été je me promène, j’admire les fleurs et le parc qui est très bien entretenu. Un autre lieu préféré c’est une célèbre librairie d’un édifice monument historique. C’est un très bel établissement où j’aime beaucoup me perdre parmi les cd et les vinyles. C’est une oasis de paix dans un Bucarest aggloméré ”, dit encore Ioan.
„Je suis heureux en Roumanie”

Les belles expériences eues en Bucarest déterminent Ioan à prendre en considération la possibilité de s’installer définitivement en Roumanie. „Ici, je pourrais devenir meilleur du point de vue artistique. Je suis heureux en Roumanie. Quand j’étais en Corée du Sud, en raison du grand nombre de gratte-ciel, j’avais presque oublié la beauté du ciel. Je l’ai redécouverte en Bucarest, la capitale de la Roumanie, où il y a de nombreuses aires vertes et parcs où l’on peut admirer le bleu du ciel et se relaxer au milieu de la nature. J’aime beaucoup les gens de Bucarest aussi. J’ai eu contact uniquement avec de gens de bon cœur, qui m’ont aidé chaque fois que j’en ai eu besoin, des professeurs jusqu’aux collègues. Même si je ne connais pas très bien le roumain, c’était bien facile de lier d’amitiés ici. Ce que je n’aime pas c’est l’agglomération, le trafic infernal, les sirènes et les klaxons des chauffeurs pressés, tout cela donne au Bucarest l’aire d’être une ville très bruyante. Lorsque je suis venu pour la premier fois en Bucarest, je pensais d’être une ville très spacieuse, où l’urbain et la nature coexistent. J’y ai observé aussi les gens. À différence des Coréens, les Roumains travaillent d’une manière plus relaxée et tes les restaurants représentent des endroits où l’accent est mis surtout sur la socialisation que sur la nourriture. Tout cela m’a fait à me rendre compte d’être dans un pays européen avec une culture bien différente de celle de mon pays”, déclare le musicien.
Pour le jeune venu de Corée du Sud, il y a plusieurs motifs pour lesquels il préfère notre pays. Ioan soutient qu’à Bucarest il est possible de s’entretenir de l’art, vu que dans les pays européens les gens aiment encore aller aux concerts, écouter et jouir de la musique live. „Ici, les musiciens peuvent très facilement organiser et soutenir des concertes. Dans l’Asie, par exemple, la vie des gens est très occupée. Après le travail, les gens vont tout de suite à la maison pour se reposer pour le lendemain. Malheureusement, les gens ne sont plus intéressés à l’art, en considérant de n’avoir plus le temps nécessaire, en oubliant qu’un bon concerte puisse très relaxant et reposant. La plupart des gens ne vont plus aux concertes, en écoutant la musique uniquement sur CD ou bien, sur l’Internet. C’est pourquoi je pense qu’en certains coins du monde il est plus facile de vivre de l’art qu’en d’autres régions ”, précise le musicien.
Parfaitement intégré dans le paysage de Bucarest, Jung JongSoo aime sa ville d’adoption parce qu’il la trouve belle, avec nombreux objectifs touristiques, plus ou moins connus, qui méritent en tout cas la peine d’être visités. Il pense qu’on devrait miser de plus sur les atouts de la Capitale de Roumanie et de promouvoir plus intensément, sur l’Internet, tout ce que le Bucarest a à offrir, pour découvrir plusieurs étrangers les opportunités touristiques y disponibles. Il pense aussi que pas seulement les immeubles historiques devraient être réhabilités, mais aussi les immeubles communistes voisins. Ce mélange de styles architectoniques représente la carte de visite de la ville, ce pourquoi on devrait en mettre l’accent.


