Ligia Beatrice Vasilescu est née à Bucarest, elle est vécue dans cette ville jusqu’au moment où le destin l’a fait arriver dans une autre capitale, à Chișinău. Pendant plus de 20 ans, elle est vécue « parmi les étrangers », tel qu’elle le dit parfois. Pendant cette période, elle est rarement rentrée à Bucarest, elle oubliant ainsi comment était devenue la „maison”. Toujours le destin a fait que, cet été, elle puisse rentrer à Bucarest. Mais cette-fois-ci pas seule, mais accompagnée par ses deux fils: Maximilian et Ionuț.

Si pour elle le Bucarest était en quelque sorte familier, bien que la ville fût énormément changée les dernières années, pour ses deux fils c’était un lieu tout -à-fait nouveau, où ils ont appris à s’adapter. On peut dire qu’ils y sont venus comme toux étrangers que le Bucarest a finalement adoptés.

Bien qu’ils étaient écoulés seulement quelques mois dès leur première arrivée dans la ville, les deux fils se sont parfaitement intégrés. En effet, ils ne se sont jamais sentis étrangers, parce qu’ils ont eu en permanence le sentiment d’être accueillis et que personne ne les rejette. Le fait qu’à Bucarest c’est un mélange culturel et qu’on vit ici des gens de tout le pays, mais aussi de toutes les régions du monde, a rendu cette intégration bien facile. C’est seulement leur accent qui leur rappelle parfois de venir d’un autre pays.
„Maman, nous sommes à la maison!”
„Je suis rentrée à Bucarest cet été, le mois de juin. J’ai été bien étonnée de trouver une autre ville, tout à fait différente de celle que je connaissais il y a 20 ans. En premier lieu, elle n’est plus une ville terne. C’est bien vive, où l’on sent de vivre. Mon fils cadet, deux jours après étés déménagés, m’a dit: Maman, nous sommes à la maison!”, raconte Ligia.
Le déménagement fait l’a obligée de trouver tout de suite des solutions pour ses fils. „À différence de Chișinău, parce que je peux me rapporter uniquement à cette ville, vu que j’y ai vécu, le Bucarest à tant d’offrir. Je peux dire d’avoir tant de choses à offrir même en me rapportant à d’autres capitales européennes que plusieurs de nous ont visitées en tant que touristes. Moi, par exemple, je suis heureuse qu’il y a tantes de possibilités pour que mes fils puissent fréquenter des divers programmes utiles pour leur développement. C’est encore quelque chose qui me plait beaucoup : les parcs. Il y avait même il y a 20 ans des parcs, mais aujourd’hui, ces parcs semblent ressuscités. Je ne sais pas l’expliquer autrement. Nous sommes dans les voisinages du Parc Carol et on y va presque chaque jour, pour la détente ”, raconte Ligia.
„J’ai découvert le vrai Bucarest”

L’expérience qu’elle vive maintenant lui a offert l’occasion de se rendre compte que nous, les gens, nous n’apprécions pas toujours ce qu’on nous a été donné. C’est aussi le cas des habitants de Bucarest, lesquels se plaignent toujours de leur ville. „Je viens juste de voir comment elle est belle cette ville. Il y a 20 ans, c’est moi-même aussi dans ce tourbillon de la vie, il me semblait de vivre dans une ville fatigante, qui n’avait à m’offrir ce que je voulais. Maintenant, une fois rentrée, j’ai découvert le vrai Bucarest”, souligne Ligia.
Elle affirme que la vie menée « parmi les étrangers » l’a rendu plus consciente de combien il est bien à la maison. „Ma ville est très belle, c’est une ville parfaitement intégrée dans le paysage européen, c’est une ville qui a bien progressé. C’est la plus belle ville et j’en me suis rendue compte seulement maintenant, en la voyant telle qu’elle est en réalité. Bien que je sois née ici et que j’y aie vécu une partie importante de la vie, j’ai été toujours hâtive à pouvoir réaliser combien de chance j’avais d’y vivre. C’est au présent, à la rentrée, que j’ai vu la grandeur de l’architecture, l’unicité des quartiers de maisons. Même les immeubles de la période communiste, que j’ai tant détestés quand j’étais petite, me semblaient parfaitement intégrés dans le paysage. Je pense que les Roumains devraient apprendre à apprécier, à la juste valeur, leur pays, et à mettre fin à cette tendance de critiquer tout absolument”, précise Ligia.
Et le Bucarest a encore un plus, qui manque aux autres villes : il offre un degré élevé de sécurité.

„Dans cette ville on a tout dont on a besoin pour vivre. L’agglomération même, tant détesté par beaucoup de gens, je pense de faire partie du charme de Bucarest même. Il est important d’apprendre à voir d’un autre point de vue les choses, de voir toujours le bon côté des choses. Si l’on a toujours une attitude négative, en refusant de se rejoindre de ce qu’on a à disposition, on ne peut jmais connaitre le bonheur. Je pense qu’on doit être plus tolérants, s’accepter tel qu’on est, c’est ainsi qu’on va trouver la paix dont on a tant besoin”, ajoute Ligia.
Je l’ai demandé quelles sont ses places préférées de Bucarest, elle me répondant à l’instant que le lieu préféré c’était le Parc Carol. Elle aime beaucoup même la zone se trouvant dans les voisinages de la Colline de la Patriarchie, c’est la zone où elle vit, en ajoutant que c’est ici qu’elle s’est retrouvée soi-même. Elle aime aussi les anciennes églises de Bucarest, en visitant quelques, mais aussi les lieux de loisirs pour les enfants. En effet, elle aime le Bucarest dans son intégralité, parce qu’elle sent que c’est la ville qui va offrir à ses fils l’opportunité de se développer.


