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Touriste à travers Bucarest Phanariote

Église de Kretzulescu, une preuve de l'importance de Bucarest pour le monde chrétien.

L’époque Phanariote fut le moment où Bucarest devint en fait la capitale du Pays Roumain. La décision de déménager l’administration à la foire sur les rives de Dâmbovița a été prise dans la période pré-Phanariote, en 1659, quand le souverain Gheorghe Ghica a commencé à restaurer la ville, mais le véritable développement a eu lieu pendant les voïvodes nommés de Constantinople. Pendant cette époque, quand les princes des Pays Roumains n’ont été intronisés qu’avec le consentement de la « Sublime Porte », Bucarest a connu un développement évident, se préparant intensément pour la transition vers la modernité roumaine.

Le vieux centre de la capitale conserve encore des traces de l’époque phanariote.

C’était le moment où la capitale de la Valachie est devenue une flamme de la chrétienté, les innombrables églises en étant la preuve. Nous pouvons admirer certaines d’entre elles même      aujourd’hui, d’autres non.

La dernière catégorie comprend le Monastère de Văcărești, l’ensemble architectural construit dans le style Brancovien, qui au XVIIIe siècle était décrit comme le plus grand complexe d’églises d’Europe du Sud-est. Malheureusement, le Monastère de Văcărești a été démoli, en 1986, á l`ordre de la famille Ceaușescu.

J’ai mentionné le Monastère de Văcărești, car c’est l’endroit où le souverain Nicolae Mavrocordat a fondé une école, réorganisant l’enseignement laïque et religieux. C’était aussi l’endroit où l`une des bibliothèques les plus célèbres d’Europe a été fondée, le Monastère de Văcărești étant doté d’une imprimerie. Le rôle des églises construites à cette époque est majeur dans le développement de la communauté locale.

Nous partons de « Ulița cea Mare »

La rue Lipscani rassemble autour d’elle tous les marchands de Bucarest Phanariote.

Le touriste à travers le Bucarest Phanariote tentera de mettre en évidence certains des héritages restants de cette époque, où Bucarest était en effervescence continue, étant un nœud commercial important de l’Europe.

Il commencera son voyage de « Ulița cea Mare », la célèbre rue Lipscani, où se trouvait le monde des marchands.

Les bâtiments de type auberge, qui dominaient le quartier, prouvent clairement qu`y c’était le cœur du métier. L’auberge Gabroveni est toujours préservée aujourd’hui, et aurait été construite pour abriter des marchands étrangers.

Bucarest, une flamme du christianisme

Le parc autour de l’Eglise de Kretzulescu, un endroit d`arrêt pour les touristes.

Cependant, la preuve la plus vivante de cette époque reste les églises.

Et si nous partons aussi de la rue Lipscani, nous nous arrêterons, pour le début, à l’Eglise Kretzulescu (Creţulescu), l’un des plus beaux monuments architecturaux de Bucarest.

Le lieu de culte a été bâti entre 1720 -1722. Il a la forme d’une croix, et la construction se distingue par le fait qu’elle respecte les caractéristiques du style Brancovien: la haute tour élevée sur la nef, le clocher au-dessus d’un pronaos peu étendu, le porche à l’avant du bâtiment, avec des arches au centre, des fenêtres étroites et entourées d’arches. L’extérieur de l’église est en brique et la large ceinture qui entoure le bâtiment fait directement référence à l’art de Brancoveanu.

Quand cette église a été construite, grâce aux efforts du chancelier Iordache Kretzulescu et de son épouse, Safta, la fille du prince Constantin Brâncoveanu, une auberge aussi connue sous le nom de Kretzulescu, a été construite à côté. Le bâtiment est resté debout jusqu’en 1938, année où le bâtiment a été démoli.

L’Eglise de Stavropoleos est également connue sous le nom « d`Eglise de l’Auberge des Grecs ».

L’Eglise Stavropoleos a été construite aussi  pendant la période Phanariote. Le nom même de ce lieu de culte, qui vient du terme grec « Stauropolis » et qui se traduit par la « Ville de la Croix », fait référence à l’importance de Bucarest dans le monde chrétien.

L’Eglise Stavropoleos a été construite sur un terrain dans la cour d’une auberge appartenant à l’archimandrite Ioanichie Stratonikeas. D’où le nom sous lequel ce lieu de culte est connu: « L’église de l’Auberge des Grecs ».

Véritable joyau architectural, l’église ravit l’âme de celui qui la découvre. Le porche à quatre colonnes accueille le voyageur qui prend le temps de franchir le seuil de ce lieu de culte. Les socles sur lesquels reposent ces quatre colonnes sont richement ornés de sculptures florales, rappelant la période Brancovienne. Et la ceinture de construction est décorée dans le même style, avec des fleurs et des feuilles.

Malgré le fait que les souverains n’ont été nommés qu’avec le consentement de la Haute Porte, l’poque Phanariote a apporté un développement à Bucarest, préparant la Pays Roumain pour les époques qui commenceront après 1821.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
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