Le touriste passionné de science et de technique découvre l’école d’ingénierie

Bucarest n’est pas seulement une ville où vous pouvez découvrir l’histoire de l’architecture en vous promenant sur les rues parsemées d’immeubles de patrimoine. Il n’est pas seulement une ville où les jeunes trouvent une multitude d’endroits de distraction. Il n’est pas uniquement une ville où le soif de culture est apaisé dans les musées spectaculaires accueillant des expositions unique. Bucarest est la ville idéale où le touriste passionné de science et de technique dispose d’une variété d’opportunités qui peuvent satisfaire le besoin d’exploitation.

Pour cette catégorie de touristes, nous avons choisi de visiter aujourd’hui le Musée de l’Université Polytechnique de Bucarest. À compter de l’année 2003, l’une des plus connues universités de Bucarest possède à nouveau son propre musée. En fait, il s’agit d’un musée de la science et de la technique, un musée complexe dans lequel, même les personnes les moins passionnées par les sciences exactes découvrent de choses qui peuvent attirer leur attention.

Organisé dans un espace un peu caché, ce musée est une véritable « caverne d’Aladin » dans laquelle se cachent des trésors inattendus, soigné par une équipe de gens dévoués, désireux de partager avec les invités les réalisations de l’école d’ingénierie roumaine, réalisations qu’ils refusent de les laisser en oubli.

Et les visiteurs n’ont pas beaucoup à marcher. Le Musée de l’Université Polytechnique de Bucarest est localisé dans l’ancien campus de l’École Nationale de Ponts et de Chaussées, près de la Gare de Nord, sur Calea Grivitei nr. 132. Cet endroit est connu à ce jour sous le nom de Campus Polizu de l’Université Polytechnique de Bucarest. Le musée est accueilli dans le corps M. Et ceux qui désirent passer le seuil, doivent savoir que l’entrée est libre.

Nous avons offert tous ces détails pour fermer la bouche de ceux qui diront que le musée est beaucoup trop caché et qu’il leur est difficile de le trouver.

Et vous devez croire que cela vaut la peine de passer quelques heures de votre temps pour découvrir cet endroit à Bucarest. Outre la récompense de voir des œuvres uniques réalisées dans le monde entier par les ingénieurs Roumains, le visiteur peut vivre ou revivre une atmosphère d’étudiant réelle.

Le musée qui dit l’histoire de l’école de génie de Roumanie

L’histoire du musée est liée de celle de l’école de génie. Aucune des institutions n’a eu un parcours linéaire, mais, chaque fois que la situation l’exigeait, elles ont offert à la société les meilleures solutions.

Les premiers cours de génie dans la langue roumaine ont été introduits par Gheorghe Lazar, en 1818. Il a eu la soutenance des grands boyards de l’époque suite à leur besoin d’ingénieurs spécialisés, pour mesurer leurs propriétés. Au fur et à mesure que l’école se développe, de nouveautés interviennent. Les documents montrent que, le 26 décembre 1884, les architectes Français Lecomte du Noüy et Cassien Bernard ont donné à la publicité les plans du projet pour l’École Nationale de Ponts et de Chaussées. Le dernier de ces architectes est celui qui a réalisé les plans pour le Palais de la Banque Nationale de la Roumanie trouvée sur la Rue Lipscani.

Le projet des experts Français a reposé à la base de la construction de l’immeuble situé à ce jour sur Calea Grivitei. Les architectes ont conçu un amphithéâtre, plusieurs salles de cours, des laboratoires de physique, chimie et essais mécaniques, des salles de dessin, une bibliothèque.

Instruments et équipements didactiques de la Collection Ducretet pour lesquels 8.000 lei ont été payés.

Celui qui a inauguré cette construction a été le Roi Carol I. L’événement a eu lieu en 1866. Il est intéressant que, nous y trouverons « la Sale de Musée et Collections » („Sala de Museu și Colecțiuni”), tel qu’à l’époque le musée a été dénommé.

Le catalogue de la Collection Ducretet, document témoigne.

Les documents montrent que, pour doter ce musée, 8.000 lei ont été dépensés. Le Directeur de l’École, le professeur Gheorghe Duca a commandé à la Compagnie (d’équipement scientifique) « E. Ducretet » de Paris, pas moins de 867 instruments et équipements didactiques et scientifiques. Les 867 objets acquis par le professeur Gheorghe Duca constituent la première partie du trésor que le Musée de l’Université Polytechnique de Bucarest l’accueille même à ce jour.

Parmi ces pièces, il figure le mètre standard (argent en laiton) dans une boîte en bois, avec un certificat de vérification, fabriqué par la compagnie d’instruments de précision „E. DUCRETET & CIE” DE PARIS.

Le théodolite utilisé aux mesures du terrain sur lequel le Pont de Cernavoda a été construit.

Proche de cette collection, le théodolite marque „STARKE AND ROMMERER”, est présenté, que l’équipe d’ingénieurs d’Anghel Saligny l’a utilisé à la conception et la construction du Pont de Cernavoda. La pièce date de 1880. Une fois avec la découverte de ce modèle, le visiteur trouvera que le Pont de Cernavoda a été inauguré en 1895, que les travaux pour sa réalisation ont duré cinq ans, et au moment quand il a été ouvert à la circulation, il était le plus grand complexe de ponts d’Europe et le troisième du monde. La construction a apporté également deux nouveautés techniques : l’utilisation de l’acier moulé (doux) à la place de l’acier poli et le système de poutre avec treillis dans la console (poutre Gerber).

Le croquis du Pont de Cernavoda.

Des générations d’étudiants ont étudié ce chef-d’œuvre de l’école roumaine d’ingénierie, et dans le musée, nous trouvons de cahiers contenant de croquis du pont, travaillés en stylo, avec des profils détaillés de la structure.

Allant plus loin, nous avons l’occasion de voir étalés d’objets personnels et de photographies de l’époque quand l’ingénieur Ștefan Georgescu Gorjan a conduit les travaux de réalisation du célèbre chef-d’œuvre de Constantin Brâncuși : La Colonne de l’Infini.

L’ingénieur Ștefan Georgescu Gorjan a proposé la solution technique pour la Colonne de l’Infini.

Gorjan et Brâncuși se connaissaient depuis leur enfance, étant des amis. Quand le connu artiste Roumain lui a proposé la construction du complexe architectural de Târgu Jiu, celui qui est venu avec la solution technique pour la Colonne de l’Infini a été l’ingénieur Gorjan. D’ailleurs, à l’époque, il avait la qualité d’ingénieur en chef des Ateliers Centraux de Petroșani, l’endroit où les modules de la Colonne ont été coulés en fonte. Comme on le sait, leur modèle a été exécuté par Brâncuși en bois de tilleul et l’assemblage de la Colonne a été finalisé en novembre 1937, tandis que la couverture en laiton a eu lieu au mois de juillet 1938.

La maquette du premier véhicule du monde à profil aérodynamique avancé.

Le musée nous est dévoilé avec chaque modèle en partie, suivant la succession du développement et des spécialités de génie, les uns après les autres. Dans ce musée, nous pouvons admirer la maquette du premier véhicule du monde à profil aérodynamique avancé et avec les roues intégrées dans la carrosserie. Il s’agit du projet d’ingénieur Aurel Persu.

Maquettes d’avions et d’objets personnels qui ont appartenu aux pionniers de l’aviation mondiale.

Également, nous avons l’occasion de découvrir le pupitre de commande des premières centrales électriques. En allant plus loin, nous arrivons à la spécialité aéronefs, où, de même, l’école roumaine de génie a donné de pionniers de renom et nous pouvons admirer les maquettes d’avions et d’objets personnels qui ont appartenu à Aurel Vlaicu, Traian Vuia et Henri Coandă.

Nous ne pouvons pas passer des spécialités comme l’automatique, la chimie ou les ordinateurs. Dans ce musée nous pouvons trouver sur les débuts de l’époque informatique, admirant les équipements de calcul avec leurs dimensions géantes rapportées aux dimensions de nos jours.

Le musée abrite une collection nous racontant l’histoire des téléphones.

Toujours dans cet espace, nous trouvons les collections des premiers téléphones, les premiers modèles de téléviseurs et nous partons avec la promesse des muséographes de voir bientôt une collection illustrant l’évolution des modèles de portables.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe

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