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ANĐELA PETKOVIĆ: Les Roumains doivent découvrir ce qui leur pays cache et le promouvoir auprès des étrangers

Anđela Petković passe chaque fin de la semaine dans l'un des nombreux parcs de Bucarest.

Les étrangers ne cessent pas nous donner des leçons sur la Roumanie. Anđela Petković est étudiante à la Faculté des Sciences Politiques au sein de l’Université de Bucarest. La jeune femme fait son master, comme boursière de l’Etat Roumain. Elle n’est pas à la première rencontre avec notre pays, pendant les cours de licence étant incluse dans le programme Erasmus +, ce qui lui a permis, pendant un certain temps, d’étudier à Alba Iulia, dans le cadre de la Faculté des Lettres.

Anđela fait partie des nombreux étrangers que j’ai eu l’occasion de les rencontrer et qui m’ont avoué, sans aucune hésitation, qu’ils souhaitent s`installer en Roumanie. Quand on a l’occasion de découvrir telles personnes, on se rend compte, une fois de plus, que le pays dans lequel nous  sommes nés est différent de celui que de nombreux chicaniers aiment présenter. C’est un endroit plein d’opportunités, d`histoires merveilleuses, un endroit où vivent des gens spéciaux, ouverts et amicaux, désireux d’évoluer.

L’amour l’a amenée à Bucarest

L’étudiante de Monténégro découvre quotidiennement le charme de la capitale de la Roumanie.

La jeune femme née à Podgorita, la capitale du Monténégro, est diplômée de la Faculté de Philologie de l’Université du Monténégro.

Sa rencontre avec la Roumanie est intervenue grâce à la mobilité Erasmus +, ce qui lui a permis dˈappliquer des programmes d’études à l’étranger. Ainsi, elle est venue à étudier pendant un semestre à la Faculté des Lettres de la ville d’Alba Iulia et pour deux autres semestres d`étudier en Turquie.

Elle aimait beaucoup l’expérience roumaine, alors elle a décidé de faire ses études de master dans notre pays. Elle avait aussi un motif personnel extrêmement important. À Alba Iulia, elle a connu l`amour, donc le désir de rentrer dans notre pays et de partager sa vie avec l’homme bien-aimé était naturel.

« Alba Iulia, une petite ville accueillante et historiquement importante, a changé ma vie. Là, à la Faculté des Lettres, j’ai passé un semestre et j`ai trouvé des amis pour toute ma vie, mais aussi l’amour. C’est pourquoi je suis revenue en Roumanie. Pendant mes études à Alba Iulia, je suis tombée amoureuse. Et pas seulement pour la beauté de ces lieux, mais aussi pour un garçon avec qui j`ai maintenu la liaison à distance. Après mes études de licence, j’ai décidé de déménager dans votre pays. Cette fois-ci, j’ai choisi Cluj-Napoca, où j’ai commencé mes études de master, à l’Université Babeș Bolyai. J’ai reçu une bourse de l’État Roumain et premièrement j’ai dû faire l’année préparatoire. Donc, l`année dernière, j’ai étudié intensivement la langue roumaine. Entre-temps, j’ai décidé de changer de domaine et j’ai opté pour un master en études politiques. Avec mon ami, nous avons décidé de nous établir à Bucarest, la ville d`où l’heure exacte de la Roumanie est indiquée. J’ai fait ce changement au début de l’année académique. Il était inutile de rester à Cluj-Napoca, étant donné que les principales institutions nationales et internationales ont leurs siège à Bucarest », raconte Anđela.

Elle aime les parcs de Bucarest

Elle m’avoue qu’à première vue, elle n’était pas trop contente de la Capitale Roumaine. « Je m’avais habitué  avec  Transylvanie, avec des paysages rustiques, des châteaux médiévaux … Cependant, au fil du temps, j’ai réalisé que la ville avait un charme particulier. J’ai découvert de nombreux grands et beaux parcs à Bucarest, des endroits où j’aime passer chaque fin de la semaine. De plus, j’ai découvert les autochtones, qui au début me semblaient être distants, mais j’ai découvert  que ce n’était pas le cas. De plus, la ville m’a offert de nombreuses opportunités. Par exemple, j’ai eu l’opportunité de faire un stage de formation à l’Ambassade du Monténégro à Bucarest. Je m’y prépare depuis trois mois et je me sens comme un médiateur entre mon pays d’origine et mon pays d’adoption », raconte la jeune femme.

Elle aime Bucarest car il offre de nombreuses opportunités de développement aux jeunes.

Grande amoureuse de la nature, Anđela a trouvé de nombreux endroits à Bucarest qui lui satisfont cette passion. Elle aime tous les parcs de la ville, mais elle préfère le Parc Carol I, le parc Alexandru Ioan Cuza (n.r. le Parc IOR), le parc des jeunes et le parc Roi Mihai I de Roumanie (n.r. le Parc  Herăstrău).

« J’aime me promener dans les parcs, mais aussi avec les rollers auprès  les lacs de ces parcs, pour profiter du beau temps et de l’air frais. J’aime aussi le Boulevard Unirii, qui me rappelle les moments difficiles du communisme. En même temps, ce lieu représente pour moi quelque chose de grandiose, de majestueux, un symbole de puissance. J’adore me promener dans la « vieille ville », qui reflète les influences d’autres pays et cultures. Ici, une promenade dans une certaine rue me fait penser à Paris, dans une autre rue j’ai l’impression d’être quelque part en Autriche, et de l’autre je peux découvrir l`empreinte slave. Ce que j’aime à Bucarest, c’est l’atmosphère cosmopolite, la coexistence de plusieurs cultures et nations. J’aime le fait qu`on n’a pas le temps de s`y ennuyer, la ville est pleine d’opportunités, de mouvements, d’activités », souligne l’étudiante monténégrine.

En venant dans la Capitale de la Roumanie, la jeune femme a été enchantée  de constater que, même si à Bucarest « on vit vite », on  travaille beaucoup, les gens trouvent du temps pour la vie sociale. « Les résidents d’autres grandes villes n’ont pas cette capacité. Je suppose que tout commence de l’esprit balkanique. C’est le cas dans tous les pays de l’ex-Yougoslavie, nous travaillons beaucoup, mais nous savons aussi nous relaxer », souligne Anđela.

La ville qui l’a adopté si facilement est extrêmement amicale avec les étrangers. Pour la jeune du Monténégro, Bucarest est un mélange de différentes personnalités, dans lequel tout le monde vit en harmonie. « Peut-être que c’est tout parce que Bucarest a subi différentes influences tout au long de son histoire. Pour moi, la capitale de la Roumanie est un endroit où je veux m’installer. C’est une ville pleine d’opportunités pour les Bucarestois, mai aussi pour les étrangers. Ici, on a la liberté de s`exprimer et de créer. Un marché encore jeune et plein de potentiel est une belle opportunité de développement. Si, après avoir terminé mes études, je réussis à entrer dans la diplomatie, je veux rester définitivement en Roumanie. Ainsi, j’aurai l’opportunité de contribuer au développement de la société qui m’a adopté. De plus, j’aurai l’occasion de mettre les bases de liens étroits avec d’autres pays qui ont des points communs avec la Roumanie. Je veux dire les pays des Balkans », mentionne la jeune étudiante.

En ce qui concerne l’éducation en Roumanie, la jeune femme a été surprise de constater que les professeurs ont une approche beaucoup plus amicale envers les étudiants, par rapport à ce qui se passe au Monténégro. En fait, l’attitude des enseignants roumains a beaucoup pesé quand Anđela a décidé de faire le master dans une institution universitaire de notre pays. Par contre, elle dit que l’éducation roumaine est basée trop sur la théorie et trop peu sur la pratique.

Un conseil important pour les Roumains

Anđela Petković conseille les Roumains à découvrir leur pays.

Anđela Petković a un conseil important pour les Roumains. Elle les conseille à déposer des efforts pour le développement et la promotion du tourisme. « La Roumanie est un pays non découvert, ignoré de manière injustifiée et injustement catalogué à cause de fausses histoires. La Roumanie ne mérite pas que cela se produise. Même si beaucoup vont m’accuser, je dois dire que la plupart des responsables de tout ce qui se passe sont les Roumains. Les étrangers ne peuvent pas apprécier un pays que les Roumains ne présentent toujours que de manière négative. Les Roumains ne savent tout simplement pas quels trésors leur pays cache ou s’ils savent, ils ne sont pas en mesure de profiter de toutes les opportunités qui leur ont été offertes. Récemment, j’ai lu une œuvre d’un voyageur étranger, Stanislas Bellanger, qui présente la richesse naturelle des Principautés, dans les années 1830, les ressources inutilisées, négligées, cédées à d’autres. L’auteur regrette que le potentiel du pays soit inexploité et cela s’exprime comme suit: «… il n’y a pas de pays mieux placé que les principautés, doté d’abondance de tous les éléments nécessaires au développement du commerce, à la prospérité de l’industrie; et aucun pays, malgré tous, qui est tombé dans l’apathie la plus profonde ». Par conséquent, je pense que ce sont les Roumains qui devraient, tout d’abord, être conscients de l’énorme potentiel de leur pays, et ensuite ils pourront faire une promotion équitable de l’image de la Roumanie au niveau international », note la jeune femme du Monténégro.

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
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