Home French OZ À pied par Bucarest, quartiers de contes de fées

À pied par Bucarest, quartiers de contes de fées

L'Arc de Triomphe, la porte d'entrée au Bucarest du conte de fées.

Les époques les plus surprenantes de l’histoire se rencontrent à Bucarest aujourd’hui. Ceux qui arrivent dans la Capitale de la Roumanie, soit pour affaires, soit pour études, soit simplement à des buts touristiques, ont la chance de découvrir une ville complexe et animée, dans laquelle les temps se combinent parfaitement, donnant naissance à un ensemble charmant.

Le Parc le Roi Mihai I ouvre le chemin du touriste vers la ville.

Les touristes, qui choisissent de venir en Roumanie par avion, optent, dans la plupart des cas, pour l’aéroport international Henri Coanda de Bucarest, leur principale destination étant la ville la plus importante du pays.

De l’aéroport, on arrive á Bucarest en suivant les larges artères, qui délimitent de généreux parcs et qui mènent au centre de Bucarest.

« Petit Paris » contre « la ville jardin »

La ville est un mélange parfait d’ancien et de nouveau.

Cette route va auprès des objectifs consacrés. C’est le cas de l’Arc de Triomphe, situé sur un square en forme d’étoile à six rayons, le Monument des Héros de l’Air ou le Marché Victoria.

De là, en ligne droite, sur Calea Victoriei ou sur le boulevard Lascăr Catargiu (qui arrive á Piața Romană), à ​​la fois par l’architecture et l’organisation urbaine, il devient évident pour tous les passants pourquoi la Capitale de la Roumanie a été « baptisée » le Petit Paris.

La route Kiseleff, l’un des six rayons partant de l’Arc de Triomphe, se relie à Piața Victoriei et, à travers sa largeur et sa végétation mais aussi à travers les parcs le long de la route, fait une référence directe au Champs-Elysées, avec ses palais spectaculaires et ses magnifiques jardins.

Il ya deux siècles, la Route Kiseleff était l`endroit préféré par l`haute société de Bucarest, pour la promenade. Les promenades sur la Route étaient effectuées selon des règles claires. Uniquement certains avaient la possibilité d`y apparaître, car un certain statut social était nécessaire.

La route, comme cette artère était connue immédiatement après son inauguration, a attiré de nombreux investissements, le long de laquelle ont été ouverts de nombreux endroits élégants où les messieurs et les dames de l’époque passaient leur temps.

Les trottoirs généreux des principaux boulevards permettent aux touristes de découvrir la ville « à pied ».

Son nom rappelle du comte Pavel Kiseleff, qui a dirigé, entre 1829 et 1834, l’administration militaire russe en Valachie. En fait, c’est le comte Pavel Kiseleff qui a pris l’initiative de bâtir la route.

Une promenade « sur la route » nous offre aujourd’hui la possibilité de passer devant une longue file de maisons, palais et monuments extraordinaires. Dans cette zone, nous avons l’occasion de visiter certains musées importants de Bucarest. Il s’agit du Musée National d’Histoire Naturelle « Grigore Antipa », du Musée National de Géologie ou du Musée National du Paysan Roumain.

D’autres objectifs importants que le touriste a la possibilité de voir sont l’église « Izvorul Tămăduirii » de Mavrogheni, le Buffet de la Route ou le Parc Kiseleff.

De la route, on peut facilement arriver au Musée National du Village « Dimitrie Gusti », mais aussi le Palais Elisabeta, le Monastère de Caşin ou le Parc du Roi Mihai I.

Et ce ne sont que quelques-unes des attractions que le touriste qui arrive sur la Route Kiseleff  les a à proximité.

Au « cœur » de la ville

Les bâtiments à l’architecture spectaculaire font de Bucarest une ville spéciale.

De Piața Romană, le centre-ville s’ouvre sur deux artères essentielles: le Boulevard Général Gheorghe Magheru et le Boulevard Dacia.

Chacun de ces deux boulevards généreux comporte son propre charme spécifique et atteint des domaines d’intérêt totalement différents.

Le boulevard Général Gheorghe Magheru offre au voyageur moderne un accès aux centres commerciaux avec des marques exclusives, des hôtels et des restaurants appartenant à des chaînes célèbres.

En outre, un large éventail de possibilités est ouvert au touriste amateur d’art. En quittant ce boulevard, on peut visiter les galeries qui se trouvent dans les bâtiments voisins ou les musées sur Calea Victoriei.

En partant de Piața Romană, le centre de Bucarest s’ouvre par l`intermédiaire de larges boulevards.

Des deux côtés de cette artère, des quartiers où on peut sentir fortement l’odeur des époques de jadis s`ouvrent. Un exemple est le quartier arménien où l’air est encore imprégné de l’odeur des marchandises vendues par les marchands arméniens.

De plus, en suivant la ligne décrite par ce boulevard, on peut facilement arriver au vieux centre, un endroit où l’histoire se mélange parfaitement avec la vie moderne, résultant une atmosphère qui magnétise les touristes qui viennent visiter Bucarest.

Après la Place de l’Université, cette artère change de nom, succédant à celle du politicien I.C. Bratianu.

Et, si vous suivez la ligne décrite par le Boulevard I.C. Bratianu, vous arrivez dans un autre quartier de conte de fées: le quartier juif, où vous pourrez découvrir de nombreuses synagogues, mais aussi un nombre important de bâtiments qui parlent de l’architecture des époques passées. Et si vous choisissez de faire cet itinéraire, vous pouvez vous rendre sur les rives de la Dâmbovița, la rivière qui connaît le mieux l’histoire de Bucarest.

Les boulevards qui nous conduisent à l’époque des contes de fées

Le boulevard Dacia, éclectique, avec ses villas historiques, relie Piața Romană et Calea Moșilor – une autre artère destinée au commerce depuis le Moyen Âge.

Et la zone entre ces immenses boulevards cache des parcs chics: le Parc Ioanid ou le Parc Grădina Icoanei, mais aussi des bâtiments à  personnalité, issus des plans des architectes qui ont poli la ville au fil du temps: Ion D. Berindey, Ion Mincu, Grigore Cerchez , Albert Galleron etc.

Nous y trouvons aussi des objectifs surprenants, comme l’Eglise Anglicane de Bucarest, située à l’intersection de la rue Dionisie Lupu avec la rue Pictor Arthur Verona. Ce bâtiment rappelle de la communauté britannique que nous aurions pu rencontrer à Bucarest il y a plus d’un siècle. Le bâtiment a été construit en 1914 et l’architecte Victor Ștephănescu a élaboré les plans.

Un autre objectif important est l’Eglise de l’Icône, du nom de laquelle toute la région a été « baptisée ». Ce lieu de culte abrite une icône qui a miraculeusement échappé à un incendie dévastateur. L’église attire non seulement les pas des croyants qui viennent ici pour prier, mais aussi ceux des touristes qui essaient de comprendre l’histoire de ces terres racontée à travers les lieux de culte.

En fait, chacun des bâtiments que nous découvrons à travers Bucarest des quartiers cache entre ses murs des histoires qui attendent d’être découvertes.

Les rues de cette partie de la ville forment une sorte de toile d’araignée et s’ouvrent inévitablement sur le grand Boulevard Gheorghe Magheru. Bien qu’il semble qu’il va sans but, chaque fois le voyageur arrive sans vouloir dans ce boulevard qui le ramène au milieu du tumulte à Bucarest.

Depuis Piața Unirii, en traversant la rivière Dîmbovița, le boulevard I.C Brătianu change à nouveau de nom et devient le boulevard Dimitrie Cantemir. Et ce boulevard est tout aussi large et généreux.

Caché par des immeubles, sur le côté droit de la rivière Dâmbovița du boulevard, se trouve le Monastère Radu Vodă, à l’intérieur duquel fonctionne le Séminaire Théologique Orthodoxe. Symétriquement, de l’autre côté de l’artère, on peut voir la Faculté de Théologie Orthodoxe de l’Université de Bucarest, qui est cachée dans un labyrinthe de ruelles avec des bâtiments du début du XXe siècle ou même plus anciens.

La fin de cette artère laisse le voyageur dans le Parc Tineretului, une zone de 200 hectares d’espaces verts, qui est voisine dans la partie de sud avec la Petite Ville des Enfants et à l’ouest avec le Parc Carol I.

Du tumulte propre à une métropole, vous pouvez toujours passer au milieu de quartiers calmes où la vie semble se dérouler différemment.

Bucarest des quartiers de conte de fées peut conduire le touriste vers d’autres zones tout aussi spectaculaires. Ici, il a l’occasion de voir d’autres édifices spectaculaires qui ont vaincu le temps, mais aussi des immeubles qui rappellent de la période communiste.

Le mélange de styles, de cultures, de communautés qui dominent Bucarest, fait de la Capitale de la Roumanie une ville unique, où les goûts de tout type de touriste sont satisfaits. Bucarest est ouvert au voyageur désireux de respirer l’histoire, à celui désireux de s’amuser, mais aussi à celui qui recherche la paix d’une métropole qui n’a pas été complètement touchée par le mondialisme. C’est parce que Bucarest est la ville de tous!

Auteur: Ștefania Enache
Photo: Corina Gheorghe
Exit mobile version